dimanche 18 novembre 2018

Petits oiseaux Tilda

J'ai craqué !

J'ai vu qu'un nouveau livre Tilda sortait cet automne, et je n'ai même pas attendu la version française, je l'ai acheté en anglais !

Il s'appelle "hot chocolate sewing" et s'inscrit tout à fait dans l'esprit "home sweet home" que j'affectionne. 

Sa lecture est un vrai bonheur, car il renferme plein de jolies choses, comme d'habitude avec Tilda.


Connaissant un amoureux des oiseaux, j'ai tout de suite choisi de commencer par confectionner le modèle "little birds", avec l'idée de lui en faire présent.

Son coin bureau est installé contre une grande fenêtre donnant directement sur un très bel arbre, qui offre une explosion de fleurs roses au printemps. 
Dans cet arbre, il a accroché une belle mangeoire en bois, qu'il remplit chaque jour de graines. 

Oui, car au fil des mois, et même des années, les petits oiseaux du quartier se sont donné rendez-vous quotidiennement dans cet arbre d'abondance, pour y prendre leur repas de choix. Le spectacle est incroyable !

Vous comprendrez pourquoi les oiseaux du livre m'ont fait penser à ce gentil ornithophile !


J'ai donc réalisé deux sujets, à partir de tissus Tilda pour l'essentiel, que je vous laisse découvrir.

En cette période plus ou moins hivernale, mes petits oiseaux ont renoncé à migrer vers une contrée chaude, optant pour la douceur d'un foyer accueillant -  bien que situé sous des latitudes plus continentales - où ils se trouvent bien chouchoutés !

 


Ces petits volatiles me rappellent une anecdote de mon enfance.

Je n'ai jamais eu d'animal de compagnie, mais lorsque j'avais quelque chose comme 4 ans, le destin mit un jour sur notre chemin un petit oiseau. 

Celui-ci était blessé et ne pouvait plus voler; il était tombé de son nid, installé dans le bel arbre tout proche de chez nous. Une voisine l'avait trouvé, et nous proposa de prendre soin de lui. 
Mes parents, bien que novices en la matière, acceptèrent cette mission et nous nous retrouvâmes donc avec un nouvel ami à plumes.

Ceci constitua un véritable événement à mes yeux. Un animal parmi nous !

Nous l'installâmes sur le balcon, dans une boîte à chaussures tapissée de coton, et pendant plusieurs jours, nous nous occupâmes de lui; lui offrant nourriture, eau, attention(s) et curiosité attendrie. 

Ma sœur et moi venions lui rendre visite fréquemment et manifestions un intérêt nourri pour ce joli pensionnaire, que sa blessure empêchait de nous échapper !

Le petit oiseau se trouva si bien qu'un jour, au retour d'une sortie, nous ne pûmes que constater qu'il s'était remis et avait pris son envol.

Je me souviens de sentiments mêlés face à la boîte tristement vide: déception qu'il soit parti - et en plus pendant notre absence ! Frustration de ne pas avoir pu lui dire au revoir... 
Et en même temps, satisfaction que notre bonne action ait sauvé la vie de ce petit être et lui ait restitué toute son autonomie.

Évidemment je ne l'ai jamais revu.

Mais malgré mon jeune âge à l'époque, et le peu de temps qu'il a passé parmi nous, son souvenir s'est imprimé en moi. 

Mes petits oiseaux Tilda sont donc comme un clin d’œil que je lui adresse, où qu'il soit à présent.  

Et j'adresse un autre clin d’œil à l'amoureux des oiseaux qui a hérité de mes sujets 😉 


Crédits illustration : http://www.felicityfrench.co.uk/blank.html

lundi 1 octobre 2018

Waffy (doudou chien et ses accessoires)


Par une après-midi où je me trouvais coincée à la maison, j'ai eu envie de créer un petit doudou chien.  

 
Il est réalisé en polaire toute douce, ses yeux sont brodés et sa truffe est faite de feutrine.

Et c'est amusant, car je me suis totalement prise au jeu : Ce n'était absolument pas mon projet de départ, mais finalement je ne me suis pas arrêtée là, et j'ai voulu créer aussi tout son univers, peut-être pour qu'il soit bien !
Donc, de fil en aiguille, je lui ai fabriqué un panier avec petit coussin, un os, une balle, un collier et un bandana !!! 



Le panier est fait de lin brut associé à de la polaire (façon plaid) pour lui donner de l'épaisseur, et d'un tissu fleuri, qui est un ancien drap dans lequel je dormais étant enfant ! Il est orné d'un os dans le tissu fleuri et d'un bouton en tissu Tilda. Il est enrichi d'un petit coussin douillet.




 L'os est cousu dans de la polaire blanche


La balle est faite à partir de 5 tissus Tilda et d'un tissu bleu ciel. Mes premiers pas en patchwork !


Le collier est décoré de perles et breloque, et des boutons pression permettent de l'installer et l'ôter facilement.
 


Comme ce chien donne envie de "jouer à la poupée", je lui ai fait aussi un petit bandana, pour qu'on puisse modifier son look.



N'est-il pas trop trop chou ?


> Patron os : trouvé dans "Coudre la polaire : Vêtements et accessoires pour enfants" de Mary Théry
 

jeudi 30 août 2018

Costume de link - 2 - Tunique


Cette tunique me faisait très peur, je dois bien vous l'avouer ! Elle était synonyme pour moi de départ pour l'inconnu, de défi assez fou, d'Everest, de challenge peut-être trop ambitieux.

Mais la magie a eu lieu; la Triforce a été dans mon camp et j'ai eu l'impression que pendant tout le travail d'élaboration et de confection, Navi était à mes côtés, me soufflant à l'oreille "Hey listen !" et me distillant ses conseils avisés !


Et pourtant, je ne me suis pas facilitée la tâche. C'est une leçon que je retiens pour la prochaine fois : Je me suis focalisée sur la couleur du tissu dans le magasin, sans être trop attentive à la matière. Un coton ? Oui, très bien...
Mais en fait j'ai acheté une étoffe assez épaisse, rigide, sur laquelle chaque point défait se voyait comme le nez au milieu de la figure. Pour ce type d'ouvrage, une matière synthétique ou hybride, ou bien un coton plus souple et doux, auraient certainement été de meilleurs alliés.

Néanmoins j'ai fait avec et suis arrivée jusqu'au bout de mon épreuve.

Il me serait bien difficile de détailler par le menu comment j'ai fait tout ça, mais je peux vous donner quelques clés utiles.

N'ayant absolument pas de patron, je suis partie d'un tee-shirt Petit Bateau m'appartenant (en 18 ans). Je l'avais fait essayer à Grand Lutin et ça semblait impeccable, aussi bien en longueur (il arrivait aux cuisses), qu'en largeur : Il était trop grand pour lui sans avoir l'air d'un sac pour autant.

Illumination ! Au lieu d'utiliser du papier ou du carton fin, comme je le fais d'habitude, j'ai eu l'idée d'utiliser une vieille nappe en plastique toute transparente, façon rhodoïd. 
Ce fut un confort de travail inégalable ! C'est une matière solide, adaptée à un patron de vêtement, puisque j'avais une grande longueur, et sa transparence m'a été bien utile aussi.

Pour tracer mes formes sur tissu, j'utilise toujours les stylos Frixion, qui s'effacent au premier coup de fer à repasser. Quelle belle invention !!!

J'ai réalisé le col un peu carré à main levée, mais avec le tissu plié en deux pour m'assurer de l'homogénéité (symétrie) de la forme finale.


J'ai commencé par ourler le bas des 2 pièces principales, puis les ai solidarisées en les assemblant par les épaules.

Pour la cotte de maille, j'ai eu l'idée d'acheter un tissu marron foncé très élastique (façon tissu pour le sport), et de lui superposer un genre de filet argenté.

J'ai découpé plusieurs rectangles dans ces tissus, de différentes tailles, en vue de faire la finition des manches, du décolleté, et du bas. 

Avant de les poser sur la tunique, je les ai assemblés en cousant un ourlet avec un point droit stretch, associé à une aiguille stretch. C'est cette partie qui est visible.

Je ne me suis pas sentie l'audace de coudre de vraies manches, donc tout est fait d'une pièce; mais je dois dire que ça fonctionne malgré tout.

 
Pour l'encolure, j'ai fait un ourlet tout simple (avec des bords bien crantés). J'ai songé un temps à partir sur une parmenture, mais j'ai eu peur de me compliquer inutilement la tâche. Là encore, ça fonctionne malgré tout. J'ai ensuite solidarisé la cotte de maille.



J'ai travaillé en premier sur l'encolure, puis les manches, puis le bas, et en dernier les côtés.

Au final, cette tunique va à Grand Lutin comme un gant ! Je n'en reviens toujours pas  ! Un vrai miracle !


 
Je me sens très fière de moi car pour y parvenir, j'ai dû emprunter beaucoup de sentiers inconnus, improviser à chaque étape, sans jamais être sure du résultat, faire preuve de persévérance et de patience.

J'ai aussi envie d'adresser à mon Petit Mari 💕 mes plus tendres remerciements, car il a suivi de près toutes les étapes avec moi, et m'a beaucoup soutenue et encouragée. Je n'aurais pas gravi cet Everest de la même façon sans son aide !

Pour conclure je n'ai qu'un mot à dire (private joke entre lui et moi):
Skulltula !!!